02.04.2010

Dangereux Amalgames

Bon.

Des affaires de pédophilie commises par des membres de l'église commencent à tourner dans les médias, amènent communiqués et commentaires. Le sujet est assez grave pour faire attention à ce que l'on raconte à ce sujet. Il convient de garder en mémoire que les victimes ont vécu un enfer dans la (soit disant) maison de (soit disant) Dieu, et en seront affectées à jamais.

Aussi, je trouve particulièrement dommage

  • que l'église s'émeuve plus de la tourmente dans laquelle elle se trouve que des tourments vécus par les mômes (voir ici)
  • que l'on associe cela au célibat des prêtres.

OK, le célibat, ce n'est pas cool. Mais quand un curé un poil sain d'esprit a des fourmis dans le slip, il peut toujours, comme tout homme qui n'a pas donc de madame attitré:

  • Aller voir la veuve poignet
  • Aller voir la bonne (du curé, c'est récurrent)
  • Aller aux putes.

C'est plutôt simple.

Ce n'est pas toujours super-joli, chacun peut s'en faire un opinion, mais celle que je souhaite voir unanimement partagée, c'est que toutes ces pratiques sont sans commune mesure comparé à jouer au bounty avec les enfants de choeur. Un peu comme comparer "traverser à coté des clous" et "aller buter son voisin qui fait du bruit".

 

 

13.03.2010

La rafle

Suite à l'émission consacrée au film et surtout à la rafle du Vel d'Hiv elle même, on y indiquait que les survivants, encore meurtris (comment en serait-il autrement?) avait un devoir de mémoire.

 

Je préfère penser qu'ils on un droit à la mémoire, et que le devoir nous incombe.

Frôler le rêve américain.

Bon.

il y a quelques jours, je ne sais plus où, une radio quelconque passe une chanson qui a eu son succès en 87.

 

Personnellement, je la trouverais bien, sans plus, si son texte n'avais pas la particularité de me renvoyer à une époque atypique, un moment de vie intensément différente, une réelle expérience, une vraie douleur enfin.

En mai 96, je mets pour la première fois les pieds sur un autre continent, en l'occurrence dans la Silicon Valley. Seul, laissant ma famille (et ses 2 enfants en bas âge) pour un mois, je pars rejoindre la R&D de NeXT.

Petit Flashback, en toute rapidité.

Môme, ma famille me nourrit musicalement avec de la "variété" (pas si variée que ça, finalement) avec Danièle Gilbert, Guy Lux et les Carpentier (oui,bon...). Où régulièrement, certaines chansons vantent le rêve américain. Je me souviens bien de "la Californie" de Julien Clerc, "L'Amérique" de Joe Dassin,.. Plus tard, plus influencé par les 68'ards que jamais, je serai "mentalement tatoué" par la maison bleue de Maxime Leforestier.

Fin des 80's, NeXT produisait les systèmes les plus géniaux du monde, le truc le plus fun, le plus avancé, et de loin, le plus enviable de toute l'industrie logicielle. C'était, pour moi "the thing to have" voire "the place to dream to be".

Fin 95, je me retrouve au chômage, avec une piètre idée de ma personne, aux 36 dessous. Deux mois plus tard, NeXT France apprend ma disponibilité et me contacte (je n'aurais jamais osé faire la démarche moi même, tant je pensais être si loin de leur "standard"). Du jour au lendemain, pour ainsi dire, je suis propulsé dans les nuages.

Or le protocole d'intégration voulait que les consultants aillent, comme "stagiaires", passer environ un mois dans la R&D, à Redwood City. Dans le saint des saints.

 

Donc, je me retrouve dans une équipe composée de 3 Français et un Chinois (dépaysement en douceur), un F1 bien meublé et une voiture typiquement américaine, et un projet assez cool (créer un truc qui montre que le produit peut facilement se connecter à une base de données).

Ambiance fort différente d'un travail en France:

J'ai amené 3 costumes (réflexe de consultant) et les ai bien laissé dans la penderie, le jean et le short sont de rigueur (plus tard en 2000, sur le campus d'Apple, j'ai vu une bande de ZZ-Tops mettre en place un filet de volley pour la pause de midi).

Deux de mes collègues Français sont fous de windsurf : si le vent est bon le jeudi, et bien on part à midi et on compense le samedi. Ah, oui, et l'un d'entre eux écoute fréquemment cette chanson.

Je dois apprendre à programmer "ODBC" : je prends un livre, et le potasse pendant 2 ou 3 jours couché dans un canapé dans le couloir... Où est le problème? On peut être très cool au boulot et très bien le faire.

Les sodas sont à volonté fans de grands frigos vitrés (comme ceux que l'on trouve dans les stations services aujourd'hui).

Tous les vendredi, on fait à 11h une "bagel Party": Pour une misère, dans une sorte de cuisine, on met des Bagel bien frais dans un grille-pain bien chromé, on y étale ensuite du fromage frais... un délice.

 

Et puis, il y a la Californie en mai, dans cette Silicon Valley, au sud de San Francisco: il y a d'abord cette température idéale, vers 20-25°. Il y a cet air, qui semble plus léger, plus facile à respirer, doux comme une fraise bien mûre. Il y a cette façon de se comporter: sur les routes, les conducteurs sont cool. La conduite est sereine. Il peut y avoir du monde dans une rue sans qu'on ait l'impression de se marcher dessus. Les gens sont attentionnés (avec l'accent français, visiblement un poil déboussolé, ça doit surement aider). Le pacifique, et la "San Francisco Bay".

Au bout d'un mois dans ce paradis sur terre, (et après une sorte de grippe où j'ai payé le médecin 100$ et les médicaments pour rien, car génériques), je leur livre une fonctionnalité toute prête à l'emploi (SQLKit) , avec sa documentation complète, ses exemples, ses tutoriaux, le tout prêt à mettre sur le CD. (1) J'avais vraiment bien bossé (qui ne l'aurait pas fait dans ces conditions, dans l'état d'esprit exalté où je me trouvais). On me propose de rejoindre définitivement la R&D, de migrer vers la Californie.

 

Je n'ai bien sûr qu'une envie, c'est de retrouver ma famille... dans ce paradis. (un mois seul, ça a quand même été long). Oui mais: vont-il s'adapter ? Scolariser les enfants est onéreux et plutôt difficile (2 ans d'attente sur les rares écoles françaises). Ma chère et tendre doit renoncer à travailler pendant au moins 5 ans (le temps pour moi d'obtenir une carte verte, lui ouvrant le droit de faire la même démarche). Vont-ils voir dans le lieu la même magie ? Et si ils ne s'intègrent pas... ?

Bref, en tournant la question dans tous les sens, j'ai refusé de prendre un tel risque. Je n'ai pas voulu les rendre malheureux pour mon plaisir (qui n'aurait pas duré bien longtemps après la fusion avec Apple et les soubresauts de la fin de la bulle d'Internet : mais forcément, je ne pouvais le prévoir).

 

Aujourd'hui, ma famille me le rend au centuple. Je ne regrette pas mon choix. Mais je regretterai toujours d'avoir dû faire un choix.

 

 

(1) il y a eu quelques écrits dans des forums à son sujet.  J'en ai aussi retrouvé une trace dans un article russe de l'époque, dont google prétend qu'il signifie ceci:

EOF est pas nécessaire de construire des applications WebObjects. WebObjects version Pro est livré sans EOF. Au lieu de cela, WebObjects Pro utilise un ensemble SQLKit, qui vous permet de communiquer directement avec le serveur de base de données

02.12.2009

Je hais Noël

Bon.

 

Il y a une règle que j'ai fini par me donner : ne pas publier illico un billet. Le laisser mariner un ou deux jours, le relire, l'affiner, et ensuite, l'offrir au monde.

Donc, j'ai commis ce texte ce week end.

(faut bien mettre un titre qui frappe)

Qu'on ne se méprenne pas, je suis capable d'aimer (presque) tout ce qui bouge, mais bon, il est tellement plus facile de parler de haine que d'amour...

Noël est un moment de grandes déceptions.

La première est bien sûr celle par laquelle les enfants apprennent durement que l'on ne peut faire confiance à personne, même pas ses parents ni autres "ainés" de la famille.

Ensuite, c'est le rituel qui marqua durant mon adolescence la perte de l'unité de ma famille (divorce des parents). bon ce n'est pas trop pénible quand les parents ne sont pas trop cons, mais bon, au moins avec ça, on est certain de ne pas faire l'impasse sur la situation. Sans parler de devoir avoir l'air content de fêter cette "fête de famille" dans une ambiance parfois lugubre avec "des pièces rapportées" parfois difficilement supportables.

Plus tard, ce n'est pas deux mais trois foyers qu'il faut visiter car une belle famille s'est ajoutée. (avec 400 bornes par WE, 3 WE d'affilée)

En général, on se plaint que les fêtes de fins d'années - et surtout leur agapes - sont trop proches. Quand en plus on démultiplie les personnes à voir, cela n'aide pas. On a eu des mois de janvier à la soupe claire, histoire de s'en remettre.

Ce qui va en empirant, ce sont les cadeaux. Oui, parce que chaque année, il faut trouver des cadeaux pour tous. Et plus ça va, plus c'est difficile car on a de plus en plus "tout ce qu'il nous faut depuis longtemps", d'autant que les temps actuels nous apprennent (à raison, probablement) à nous passer du superflu que nous n'avons pas encore.

Déjà, partout, les placards débordent, donc il n'y a plus de place pour la belle soupière.

Mon père a trouvé le truc : il nous fait un chèque à chaque fois. De fait, je ne peux pas en faire autant. D'abord, parce qu'il trouverais cela bizarre de voir l'argent circuler dans ce sens, et puis imaginez la scène: on se fait chacun un chèque de 50€, match nul, la balle au centre.

De toute manière, je tente chaque année de trouver un cadeau pour chacun. Avec plus ou moins de bonheur, avec souvent beaucoup de stress tant il est donc difficile de mettre une nouvelle chaussure sur chaque pied.

Décembre, le stress et l'angoisse du manque d'idées. Les fêtes: le gavage à se rendre malade. Fin janvier : le soulagement de mettre tout cela derrière moi.

Bref, Noël en famille, ça fout la pression.


PS : Noël entre amis (avec les bons amis), c'est nettement plus cool.

 

Et puis plus tard, en y réfléchissant bien, je me dit que j'ai vraiment des problèmes de gens sans trop de problèmes. Car enfin, finalement, tout ça, c'est surement mieux que de passer Noël avec pour seule compagnie une boite de raviolis, et encore, si on peut se la payer.

 

18.11.2009

Ai-je vraiment arrêté de fumer ?

Bon.

En gros j'ai passé le premier tiers de ma vie à ne pas fumer parce que vraiment trop jeune, le second tiers à consommer plus ou moins 1/2 paquet par jour, et le dernier tiers à mieux respirer.

Arrêter de fumer ne s'est pas fait en un jour. J'ai commencé à en avoir assez vers 1992, et ai tenté un arrêt qui n'a duré que quelques semaines. J'ai repris pendant une grosse fête (mariage): trop de personnes fumant trop autour de moi, une résolution manquant de fermeté, une tentation plus forte... bref j'en reprend pour 3 ans.

Trois ans pendant lesquels le tabac a de plus en plus mauvais goût, où je suis de plus en plus conscient de mon addiction, de plus satisfaire un manque, un besoin (op)pressant, que prendre du plaisir. Cette emprise me pèse d'autant plus que ma liberté de corps et d'esprit est pour moi des plus précieux (mens libra in corpore libro, dirait mon latin de cuisine).

Au mois d'août, pris d'une très forte angine au point que rien - solides, liquides, fumées, froid ou chaud - ne passe dans ma gorge sans vives douleurs, je suis contraint à une première semaine de sevrage. Le plus dur étant fait (croyais-je), je décide de re-tenter un arrêt. Sans aide, patch, rien, chaque jour n'étant que la veille du lendemain, presque 15 ans plus tard, je n'y ai pas retouché.

A l'époque je croyais mettre tout cela derrière moi.

Il n'en est rien.

Il semblerait que la clope soit toujours plus ou moins intensément une tentation, une potentialité de rechute.

Durant les premières semaines, j'ai eu des crises de manque qui se sont espacées petit à petit.

Au bout de 3 ou 4 années, ces crises, fortes, arrivaient 2 ou 3 fois par an. Un truc à mordre une table tellement cela me hantait l'esprit. On se chercherait un exorciste.

Maintenant, cela survient encore, mais c'est nettement plus facile à gérer.

Enfin ça, c'est le jour.

La nuit, c'est une autre histoire. Il est fréquent que je rêve de fumer. Quand j'en garde souvenir, j'ai l'impression que cela a hanté toute ma nuit, d'avoir consumé des cartouches entières. J'ai encore au réveil la mémoire du goût âpre et irritant du tabac dans ma gorge. Avant-hier, je fumais dans mon lit (ce que je n'ai jamais fait !!) une cigarette qui avait la bonne idée de ne jamais se finir, et me prenais la tête avec un cendrier qui ne tenait pas en place et déversait continuellement les cendres dans les draps. Quel stress !! Cauchemar de grande classe.

 

J'ai définitivement perdu espoir de faire totalement machine arrière. Je n'ai pas arrêté de fumer, je prolonge activement, chaque jour, une abstinence.

14.11.2009

A propos de la mémoire

Bon.

La mémoire est un processus assez complexe. comme souvent dans ce genre de domaine (comme en psychiatrie, sociologie, ...) un bon moyen de comprendre comment cela fonctionne est d'étudier des cas où, de façon flagrante, cela ne fonctionne pas.

En la matière, tout le monde connait les amnésies (pertes de mémoires soudaines), Alzheimer,... D'autres pathologies, plus rares, sont tout aussi troublantes et révélatrices. En particulier le  syndrome de Korsakoff, qui empêche une personne d'accumuler des souvenirs faute de "mémoire immédiate".

Le cas d'un marin de la 2nde guerre mondiale est bien décrit par Oliver Sacks dans L'homme qui prenait sa femme pour un chapeau (le titre faisant référence à un autre cas). De ce fait, cette personne est (dans sa tête) bloquée en 1945, et n'est plus en situation de supporter le moindre indice du temps effectivement écoulé, jusqu'à la vision de son visage dans un miroir (imaginez votre angoisse si vous découvrez votre visage avec 20 ou 30 ans de plus qu'il y a quelques minutes...).

Un film, Memento, relate une histoire policière où le héros est touché par le même mal, la différence (importante par rapport au marin) étant que le personnage dans le film se sait malade. Il se tatoue toute information qu'il juge importante avant de l'oublier. Le film tente de retranscrire cette angoisse de la mémoire si volatile en donnant des petites séquences dont la durée correspond à la durée de rétention de la mémoire.

L'autre caractéristique du film est que ces séquences nous sont fournies dans l'ordre antichronologique. Ainsi, on connait la fin dès le début du film, mais cette situation est suffisamment cryptique pour que, comme le héros, on se demande pourquoi on en est là. Ce que commencera à justifier la séquence suivante (dans la lecture du film) et donc précédente dans l'ordre de l'action, qui elle aussi amène son "mais que fait-il dans ce contexte". De ce fait, l'auteur nous fait partager l'impression du héros de ne plus savoir pourquoi il se trouve où il est, comme il est, ...

 

Autre effet, bien connu, la mémoire sélective n'est pas une pathologie mais fait partie du fonctionnement normal de la mémoire (cf ici). Cela permet bien des choses, se débarrasser de drames et continuer à vivre.

Cela permet aux électeurs d'oublier le ridicule, les turpitudes de ceux dont quelques mois plus tard on glissera quand même le nom dans une urne lors d'une élection présidentielle sans plus y penser...

 

11.11.2009

Lectures

Bon.

 

Je viens de m'enfiler une petite série de polars plus ou moins déjantés. Les derniers étant les deux premiers tomes sur une profileuse de serial killers aussi déshumanisée que ses proies (Andrea H Japp : Dans la tête, le venin et Une ombre plus pâle). Puis Une nuit de trop de James Patterson (un bon bouquin, même si il tire un peu trop souvent sur le coup de la conclusion hâtive et des quiproquos que cela engendre, mais bon).

Je vais faire une pause dans la fiction.

Là, je finis un bon ouvrage sur la composition en photo (un de mes dadas) : L'oeil du photographe et la composition, de Michael Freeman. Un livre d'assez bon niveau;  il attaque directement dès le second chapitre sur la théorie (controversée) de la Gestalt . Le reste est du même tenant.

Ensuite, (dans un ordre encore indeterminé) je passerai à  Faits et Foutaises dans le management de Jeffrey Pfeffer et Bob Sutton (dont je recommande vivement le blog et le livre objectif zéro sale con) et De la sérendipité dans la science, la technique, l'art et le droit : Leçons de l'inattendu de Pek Van Andel.

Si cela m'inspire, j'y reviendrai dans ce blog.

Ensuite, je retournerai probablement à la fiction avec le dernier Terry Pratchett (bon ce n'st plus aussi bon que les premiers avec Rincevent et les sorcières, mais ça se lit bien quand même) et Croco-Deal de Carl Hiaasen (dont je recommande aussi Queue de Poisson: un polar où les protagonistes sont assez barrés ou bêtes comme leur pieds ou les deux).

Me voilà occupé...

 

03.11.2009

non-nouvelle: du rififi footballistique

 

Bon.

Encore une fois, le bon goût, le fair-play a été foulé au pied par un éminent entraîneur de foot (de Montpellier), menaçant clairement un joueur du camp adverse (Auxerre) et le traitant de tarlouze.

On admettra volontiers que hormis le gardien de but, le principe de base du foot étant de simuler un grave handicap (ablation des mains), ces gens-là à l'intellect (en toute généralité) assez bas pour être facilement conditionné ne pouvaient pas faire autre chose (que de fouler au pied).

Visiblement, le monde du foot trempe largement (son biscuit ?) dans l'homophobie. Au point que certains clubs se sentent obligés de clamer haut et fort leur tolérance en la matière, voire pousser fortement dans l'autre sens, histoire de faire un semblant de contrepoids.

 

Ce qui est amusant là dedans, c'est que du temps (au lycée) où je faisais (un peu) de rugby (pilier, respect pour mes disques lombaires bousillées), où de celui étudiant à Bordeaux où je n'en faisais plus du tout, on disait que le rugby était un sport de vrai mec, car contrairement aux footeux, on n'a pas peur de se salir les mains sur la balle, (ou alors on comparait la course d'un footeux à un "ballet", opposée à la course franche d'un rugbyman). Tout ceci tenant du même niveau de conviction qu'une blaque belge.

Il faut donc croire qu'à l'instar des cons, on est toujours la tarlouze de quelqu'un....

 

 

 

02.11.2009

Comment la RATP compte ramener les motards dans les transports en commun

(Une voiture dans un parking pour moto, un dimanche matin, à coté d'un grand magasin de bricolage, assez loin en banlieue de toute station de train...)

Pas sûr que cela motive beaucoup les motards à prendre le train...

 

photo.jpg

 

 

23.10.2009

Un certain sens de l'équité

Bon.

 

Entendons nous bien.

Si je suis allé comme beaucoup de ma satire envers les pas de Jean Sarkozy vers la présidence le l'EPAD, ce n'est pas pour me faire plaisir sur le dos d'un fils de ... . Je souhaite à tous, ceux-là comme d'autres, de réussir dans un parcours brillant.

C'est surtout que je n'aime pas qu'on me prenne pour un c..., qu'on tente de me faire avaler des couleuvres façon gavage d'oies en Périgord.

Je ne peux pas croire qu'un jeune homme de 23 ans multi-récidiviste dans le redoublement, sans diplôme au delà du bac, puisse raisonnablement gérer plus de cent millions d'euros.

 

Et (heureusement) je ne suis pas le seul, car cette situation dépasserait l'absurde dans tout autre cas, pour toute autre anonyme. Cela ne s'envisagerait même pas. Tout simplement.

Prenez un(e) jeune X avec encore sa carte Imagin'R dans la poche, avec un bac et ensuite diverses études sans suite ni réussite (du moins rien de dûment validé). Imaginez-le aller voir tel ou tel patron d'industrie ou de la finance qui lui est complètement inconnu et lui proposer de gérer 150 millions. "Ben oui bien sûr, pourquoi pas ? non je rigole !! Bon allez, casse-toi le jeunot, j'ai du boulot sérieux, moi!".

 

Ca se passe de commentaire. (Enfin oui et non, façon de parler, n'hésitez surtout pas à en coller un en dessous de ce billet)

 

Donc, après cette satire, si on s'attend, par un certain sens de l'équité, à ce que je me rue, là comme çà, sur le(a) prochain(e) fils(lle) de X/Y annonçant une quelconque ambition, surtout si le parent est manifestement d'un autre bord politique, tel un José Bové, pour lui coller un billet d'humeur bien senti, on va être sacrément déçu.

 

Je ne sens pas l'équité comme cela en la matière. D'avoir giflé une joue de droite (*), j'en collerai cinq sur une joue de gauche que si celle-ci le mérite d'une façon ou d'une autre.

 

Il va donc falloir, au préalable, que ce parent (ou un autre) se foute ouvertement de ma g... pour placer son rejeton.

 

 

 

 

(*) Au sens figuré. (je précise, on ne sait jamais avec les mal-comprenant judiciairophiles si nombreux de nos jours)