02.12.2009

Je hais Noël

Bon.

 

Il y a une règle que j'ai fini par me donner : ne pas publier illico un billet. Le laisser mariner un ou deux jours, le relire, l'affiner, et ensuite, l'offrir au monde.

Donc, j'ai commis ce texte ce week end.

(faut bien mettre un titre qui frappe)

Qu'on ne se méprenne pas, je suis capable d'aimer (presque) tout ce qui bouge, mais bon, il est tellement plus facile de parler de haine que d'amour...

Noël est un moment de grandes déceptions.

La première est bien sûr celle par laquelle les enfants apprennent durement que l'on ne peut faire confiance à personne, même pas ses parents ni autres "ainés" de la famille.

Ensuite, c'est le rituel qui marqua durant mon adolescence la perte de l'unité de ma famille (divorce des parents). bon ce n'est pas trop pénible quand les parents ne sont pas trop cons, mais bon, au moins avec ça, on est certain de ne pas faire l'impasse sur la situation. Sans parler de devoir avoir l'air content de fêter cette "fête de famille" dans une ambiance parfois lugubre avec "des pièces rapportées" parfois difficilement supportables.

Plus tard, ce n'est pas deux mais trois foyers qu'il faut visiter car une belle famille s'est ajoutée. (avec 400 bornes par WE, 3 WE d'affilée)

En général, on se plaint que les fêtes de fins d'années - et surtout leur agapes - sont trop proches. Quand en plus on démultiplie les personnes à voir, cela n'aide pas. On a eu des mois de janvier à la soupe claire, histoire de s'en remettre.

Ce qui va en empirant, ce sont les cadeaux. Oui, parce que chaque année, il faut trouver des cadeaux pour tous. Et plus ça va, plus c'est difficile car on a de plus en plus "tout ce qu'il nous faut depuis longtemps", d'autant que les temps actuels nous apprennent (à raison, probablement) à nous passer du superflu que nous n'avons pas encore.

Déjà, partout, les placards débordent, donc il n'y a plus de place pour la belle soupière.

Mon père a trouvé le truc : il nous fait un chèque à chaque fois. De fait, je ne peux pas en faire autant. D'abord, parce qu'il trouverais cela bizarre de voir l'argent circuler dans ce sens, et puis imaginez la scène: on se fait chacun un chèque de 50€, match nul, la balle au centre.

De toute manière, je tente chaque année de trouver un cadeau pour chacun. Avec plus ou moins de bonheur, avec souvent beaucoup de stress tant il est donc difficile de mettre une nouvelle chaussure sur chaque pied.

Décembre, le stress et l'angoisse du manque d'idées. Les fêtes: le gavage à se rendre malade. Fin janvier : le soulagement de mettre tout cela derrière moi.

Bref, Noël en famille, ça fout la pression.


PS : Noël entre amis (avec les bons amis), c'est nettement plus cool.

 

Et puis plus tard, en y réfléchissant bien, je me dit que j'ai vraiment des problèmes de gens sans trop de problèmes. Car enfin, finalement, tout ça, c'est surement mieux que de passer Noël avec pour seule compagnie une boite de raviolis, et encore, si on peut se la payer.

 

18.11.2009

Ai-je vraiment arrêté de fumer ?

Bon.

En gros j'ai passé le premier tiers de ma vie à ne pas fumer parce que vraiment trop jeune, le second tiers à consommer plus ou moins 1/2 paquet par jour, et le dernier tiers à mieux respirer.

Arrêter de fumer ne s'est pas fait en un jour. J'ai commencé à en avoir assez vers 1992, et ai tenté un arrêt qui n'a duré que quelques semaines. J'ai repris pendant une grosse fête (mariage): trop de personnes fumant trop autour de moi, une résolution manquant de fermeté, une tentation plus forte... bref j'en reprend pour 3 ans.

Trois ans pendant lesquels le tabac a de plus en plus mauvais goût, où je suis de plus en plus conscient de mon addiction, de plus satisfaire un manque, un besoin (op)pressant, que prendre du plaisir. Cette emprise me pèse d'autant plus que ma liberté de corps et d'esprit est pour moi des plus précieux (mens libra in corpore libro, dirait mon latin de cuisine).

Au mois d'août, pris d'une très forte angine au point que rien - solides, liquides, fumées, froid ou chaud - ne passe dans ma gorge sans vives douleurs, je suis contraint à une première semaine de sevrage. Le plus dur étant fait (croyais-je), je décide de re-tenter un arrêt. Sans aide, patch, rien, chaque jour n'étant que la veille du lendemain, presque 15 ans plus tard, je n'y ai pas retouché.

A l'époque je croyais mettre tout cela derrière moi.

Il n'en est rien.

Il semblerait que la clope soit toujours plus ou moins intensément une tentation, une potentialité de rechute.

Durant les premières semaines, j'ai eu des crises de manque qui se sont espacées petit à petit.

Au bout de 3 ou 4 années, ces crises, fortes, arrivaient 2 ou 3 fois par an. Un truc à mordre une table tellement cela me hantait l'esprit. On se chercherait un exorciste.

Maintenant, cela survient encore, mais c'est nettement plus facile à gérer.

Enfin ça, c'est le jour.

La nuit, c'est une autre histoire. Il est fréquent que je rêve de fumer. Quand j'en garde souvenir, j'ai l'impression que cela a hanté toute ma nuit, d'avoir consumé des cartouches entières. J'ai encore au réveil la mémoire du goût âpre et irritant du tabac dans ma gorge. Avant-hier, je fumais dans mon lit (ce que je n'ai jamais fait !!) une cigarette qui avait la bonne idée de ne jamais se finir, et me prenais la tête avec un cendrier qui ne tenait pas en place et déversait continuellement les cendres dans les draps. Quel stress !! Cauchemar de grande classe.

 

J'ai définitivement perdu espoir de faire totalement machine arrière. Je n'ai pas arrêté de fumer, je prolonge activement, chaque jour, une abstinence.

14.11.2009

A propos de la mémoire

Bon.

La mémoire est un processus assez complexe. comme souvent dans ce genre de domaine (comme en psychiatrie, sociologie, ...) un bon moyen de comprendre comment cela fonctionne est d'étudier des cas où, de façon flagrante, cela ne fonctionne pas.

En la matière, tout le monde connait les amnésies (pertes de mémoires soudaines), Alzheimer,... D'autres pathologies, plus rares, sont tout aussi troublantes et révélatrices. En particulier le  syndrome de Korsakoff, qui empêche une personne d'accumuler des souvenirs faute de "mémoire immédiate".

Le cas d'un marin de la 2nde guerre mondiale est bien décrit par Oliver Sacks dans L'homme qui prenait sa femme pour un chapeau (le titre faisant référence à un autre cas). De ce fait, cette personne est (dans sa tête) bloquée en 1945, et n'est plus en situation de supporter le moindre indice du temps effectivement écoulé, jusqu'à la vision de son visage dans un miroir (imaginez votre angoisse si vous découvrez votre visage avec 20 ou 30 ans de plus qu'il y a quelques minutes...).

Un film, Memento, relate une histoire policière où le héros est touché par le même mal, la différence (importante par rapport au marin) étant que le personnage dans le film se sait malade. Il se tatoue toute information qu'il juge importante avant de l'oublier. Le film tente de retranscrire cette angoisse de la mémoire si volatile en donnant des petites séquences dont la durée correspond à la durée de rétention de la mémoire.

L'autre caractéristique du film est que ces séquences nous sont fournies dans l'ordre antichronologique. Ainsi, on connait la fin dès le début du film, mais cette situation est suffisamment cryptique pour que, comme le héros, on se demande pourquoi on en est là. Ce que commencera à justifier la séquence suivante (dans la lecture du film) et donc précédente dans l'ordre de l'action, qui elle aussi amène son "mais que fait-il dans ce contexte". De ce fait, l'auteur nous fait partager l'impression du héros de ne plus savoir pourquoi il se trouve où il est, comme il est, ...

 

Autre effet, bien connu, la mémoire sélective n'est pas une pathologie mais fait partie du fonctionnement normal de la mémoire (cf ici). Cela permet bien des choses, se débarrasser de drames et continuer à vivre.

Cela permet aux électeurs d'oublier le ridicule, les turpitudes de ceux dont quelques mois plus tard on glissera quand même le nom dans une urne lors d'une élection présidentielle sans plus y penser...

 

11.11.2009

Lectures

Bon.

 

Je viens de m'enfiler une petite série de polars plus ou moins déjantés. Les derniers étant les deux premiers tomes sur une profileuse de serial killers aussi déshumanisée que ses proies (Andrea H Japp : Dans la tête, le venin et Une ombre plus pâle). Puis Une nuit de trop de James Patterson (un bon bouquin, même si il tire un peu trop souvent sur le coup de la conclusion hâtive et des quiproquos que cela engendre, mais bon).

Je vais faire une pause dans la fiction.

Là, je finis un bon ouvrage sur la composition en photo (un de mes dadas) : L'oeil du photographe et la composition, de Michael Freeman. Un livre d'assez bon niveau;  il attaque directement dès le second chapitre sur la théorie (controversée) de la Gestalt . Le reste est du même tenant.

Ensuite, (dans un ordre encore indeterminé) je passerai à  Faits et Foutaises dans le management de Jeffrey Pfeffer et Bob Sutton (dont je recommande vivement le blog et le livre objectif zéro sale con) et De la sérendipité dans la science, la technique, l'art et le droit : Leçons de l'inattendu de Pek Van Andel.

Si cela m'inspire, j'y reviendrai dans ce blog.

Ensuite, je retournerai probablement à la fiction avec le dernier Terry Pratchett (bon ce n'st plus aussi bon que les premiers avec Rincevent et les sorcières, mais ça se lit bien quand même) et Croco-Deal de Carl Hiaasen (dont je recommande aussi Queue de Poisson: un polar où les protagonistes sont assez barrés ou bêtes comme leur pieds ou les deux).

Me voilà occupé...

 

03.11.2009

non-nouvelle: du rififi footballistique

 

Bon.

Encore une fois, le bon goût, le fair-play a été foulé au pied par un éminent entraîneur de foot (de Montpellier), menaçant clairement un joueur du camp adverse (Auxerre) et le traitant de tarlouze.

On admettra volontiers que hormis le gardien de but, le principe de base du foot étant de simuler un grave handicap (ablation des mains), ces gens-là à l'intellect (en toute généralité) assez bas pour être facilement conditionné ne pouvaient pas faire autre chose (que de fouler au pied).

Visiblement, le monde du foot trempe largement (son biscuit ?) dans l'homophobie. Au point que certains clubs se sentent obligés de clamer haut et fort leur tolérance en la matière, voire pousser fortement dans l'autre sens, histoire de faire un semblant de contrepoids.

 

Ce qui est amusant là dedans, c'est que du temps (au lycée) où je faisais (un peu) de rugby (pilier, respect pour mes disques lombaires bousillées), où de celui étudiant à Bordeaux où je n'en faisais plus du tout, on disait que le rugby était un sport de vrai mec, car contrairement aux footeux, on n'a pas peur de se salir les mains sur la balle, (ou alors on comparait la course d'un footeux à un "ballet", opposée à la course franche d'un rugbyman). Tout ceci tenant du même niveau de conviction qu'une blaque belge.

Il faut donc croire qu'à l'instar des cons, on est toujours la tarlouze de quelqu'un....

 

 

 

02.11.2009

Comment la RATP compte ramener les motards dans les transports en commun

(Une voiture dans un parking pour moto, un dimanche matin, à coté d'un grand magasin de bricolage, assez loin en banlieue de toute station de train...)

Pas sûr que cela motive beaucoup les motards à prendre le train...

 

photo.jpg

 

 

23.10.2009

Un certain sens de l'équité

Bon.

 

Entendons nous bien.

Si je suis allé comme beaucoup de ma satire envers les pas de Jean Sarkozy vers la présidence le l'EPAD, ce n'est pas pour me faire plaisir sur le dos d'un fils de ... . Je souhaite à tous, ceux-là comme d'autres, de réussir dans un parcours brillant.

C'est surtout que je n'aime pas qu'on me prenne pour un c..., qu'on tente de me faire avaler des couleuvres façon gavage d'oies en Périgord.

Je ne peux pas croire qu'un jeune homme de 23 ans multi-récidiviste dans le redoublement, sans diplôme au delà du bac, puisse raisonnablement gérer plus de cent millions d'euros.

 

Et (heureusement) je ne suis pas le seul, car cette situation dépasserait l'absurde dans tout autre cas, pour toute autre anonyme. Cela ne s'envisagerait même pas. Tout simplement.

Prenez un(e) jeune X avec encore sa carte Imagin'R dans la poche, avec un bac et ensuite diverses études sans suite ni réussite (du moins rien de dûment validé). Imaginez-le aller voir tel ou tel patron d'industrie ou de la finance qui lui est complètement inconnu et lui proposer de gérer 150 millions. "Ben oui bien sûr, pourquoi pas ? non je rigole !! Bon allez, casse-toi le jeunot, j'ai du boulot sérieux, moi!".

 

Ca se passe de commentaire. (Enfin oui et non, façon de parler, n'hésitez surtout pas à en coller un en dessous de ce billet)

 

Donc, après cette satire, si on s'attend, par un certain sens de l'équité, à ce que je me rue, là comme çà, sur le(a) prochain(e) fils(lle) de X/Y annonçant une quelconque ambition, surtout si le parent est manifestement d'un autre bord politique, tel un José Bové, pour lui coller un billet d'humeur bien senti, on va être sacrément déçu.

 

Je ne sens pas l'équité comme cela en la matière. D'avoir giflé une joue de droite (*), j'en collerai cinq sur une joue de gauche que si celle-ci le mérite d'une façon ou d'une autre.

 

Il va donc falloir, au préalable, que ce parent (ou un autre) se foute ouvertement de ma g... pour placer son rejeton.

 

 

 

 

(*) Au sens figuré. (je précise, on ne sait jamais avec les mal-comprenant judiciairophiles si nombreux de nos jours)

20.10.2009

J.S.d.N.B : Pourquoi tant de haine ?

Bon.

Sincèrement, je ne comprend pas tout ce bruit autour de J.S.d.N.B (ex : blog take it easy)

 

Ouvrez les yeux ! Tout ceci n'est que la manifestation naturelle du soutien paternel envers un fils en semi-échec scolaire.

N'a-t-on pas déjà vu des parents proposer à leurs enfants en peine à l'école de passer un concours de fonctionnaire histoire de se caser ?

N'a-t-on pas déjà vu des pères aux commandes d'entreprise faire une place à leur fils dans leur boite ou tout autre organisation où ils sont influents ? (les mères en font rarement autant. Ce n'est pas qu'elles ne savent pas faire, mais étant femme tout autant que mère, elles ont assez peu de chance d'avoir un poste suffisamment élevé hiérarchiquement)

Autant que je me souvienne, cela n'avait jamais ému grand monde.

 

C'est par ailleurs déjà assez humiliant de devoir montrer sur la place publique l'inaptitude du rejeton à se trouver un boulot comme un grand, comme n'importe quel tout-juste-adulte-que-ça-vote-depuis-cinq-ans-au-plus. Faut-il donc y ajouter l'opprobre internationale ?

Ne devrait-on pas plutôt et de surcroit y voir une victime du "politiquement correct" ? Beaucoup auraient (aussi?) à sa place la terrible tentation de regarder cette masse envieuse dans le blanc des yeux et de leur tendre un majeur érectile....

 

Alors, au lieu de crier sur les toits comme des chats écorchés, ne serait-il pas plus juste d'avoir un peu de compassion pour une famille en difficulté ?

 

Allez, chacun s'occupe de sa marmaille et les moutons seront bien gardés.

 

(Toute lecture de ce texte au premier degré est complètement erronée. Si par ailleurs vous êtes RH à l'UMP, êtes impressionné(e) par ce superbe exercice de langue de pute bois et avez un siège de député ou conseil régional vacant, sachez que je peux vous le faire tous les jours sur à peu près n'importe quel sujet, je suis dispo tout de suite)

 

14.10.2009

Les sentiments déplacés (en général) des supporters (de foot en particulier)

Bon.

Si il y a un truc qui dans mon infini individualisme m'est particulièrement étranger, c'est le lien plus ou moins symbiotique entre un supporter et les équipes qu'il supporte (son club local plus ou moins proche, son équipe nationale). Ainsi que les relations parfois haineuses envers leurs adversaires. Dans un cas comme dans l'autre, la vivacité des sentiments d'amour, d'appartenance quasi-clanique, ou de haine, de rejet, m'étonne devant la futilité de l'objet de ces sentiments.

Je passerai sur l'évidente imbécilité des violences dans les stades et aux alentours, du fait que certains matchs de ligue 1 semble devoir mobiliser plus de force publique qu'il n'en faut pour tenir une prison en émeute.

Allons sur des choses bien plus calmes, mais significatives de mon incompréhension des mécanismes mentaux derrière tout cela.

Un exemple tout bête: je discute dimanche avec mon neveu (que j'adore), qui aime et pratique ce sport. A propos du match France/Féroé de la veille, je lui demande, histoire de faire la conversation "Alors, comment s'en sont-ils sortis ?". il me répond "On (de ce on qui est un nous) a fait 5-0".

Il se sent faire partie de quelque chose. Moi pas.

 

Autre exemple, cette fois plutôt problématique : l'autre jour je tombe sur le zapping de C+. A la 5eme minute, on voit y un supporter, pas loin de la cinquantaine. Il était allé voir les "bleus" s'entraîner. Le menton tremblant, les larmes aux yeux, il dit sa grande peine, que dis-je, son immense désespoir (mais y a-t-il un mot assez fort ?) de n'avoir pas vu un seul geste des footballeurs envers les spectateurs.

Quand je vois cela, j'ai envie de remettre doucement les pendules à l'heure. (Doucement car ce supporter m'a l'air si gentil par ailleurs dans son grand chagrin...)

Après tout, il ne s'agit que d'une douzaine gars payés des millions pour taper dans un ballon. Enfin non, car sinon il y en aurait des gens gagnant si facilement tant de pognon. Non, on les inonde de fric car ils sont capables d'attirer des millions de personnes plus ou moins équilibrées (mais cela importe peu) pour les regarder pousser la balle et consommer les pubs avant, après et pendant les matches et autres émissions dédiées. "Du temps de cerveau disponible" disait le PDG de TF1.

J'ai envie de lui proposer d'ouvrir les yeux, ces gars ne le méritent pas, de passer à autre chose, ce sera forcement mieux, plus profond.

Après tout, ce n'est pas comme si sa copine l'avait plaqué...

 

08.10.2009

Je hais le mépris

Bon.

J'insiste, je suis pétri d'amour.  J'ai donc le plus grand respect pour l'amour en général, et l'amour-propre en particulier, s'il ne dégénère pas en orgueil et/ou égocentrisme excessif. De fait, il me semble que les personnes ayant une bonne et raisonnable estime de soi sont les plus aptes à aimer autrui.

Le mépris heurte et entame ce sentiment. On peut en trouver de deux sortes:

  • le mépris voulu, délibéré, conçu pour blesser, réduire, nuire. Bref le mépris du sale con, si bien défini par Robert Sutton, (professeur à Stanford, je vous conseille son ouvrage sur le sujet)
  • Le mépris non désiré, mais pas forcément renié, fruit à la fois d'un manque de politesse caractérisée et d'une incapacité ou un désintérêt à considérer ce qui se passe autour de soi(*). Le genre mal léché, pas fini socialement. Qui, sans vraiment s'en rendre compte, ou du moins avoir un quelconque intérêt à la nuisance qu'il crée, va par exemple  
    • en réunion arriver en retard, prendre le train en marche,
    • entrer dans la discussion de travers, en réelle mal-compréhension du point en cours,
    • couper la parole, niant les interlocuteurs,
    • mal luné, s'emporter, assourdir l'assistance,
    • rendre impossible toute discussion, mais nier qu'il la refuse, (**)
    • se plaindre longuement (avec toujours autant de véhémence) de perdre du temps en faisant perdre celui des autres,`
    • ...

Dans tous les cas, se raccrocher au juste regard que l'on a sur soi, et probablement à celui de ceux qu'on aime de qui nous le rendent bien.

 

 

(*) à ne pas confondre avec le premier cas, qui lui, a un grand intérêt pour ce qui se passe autour, afin de constater les dégâts et jouir de ses méfaits.

(**) ce qui peut être vrai. En général, ce genre d'attitude apparemment contradictoire se trouve chez les personnes incapables de se comporter correctement dans un groupe. Il s'agit là d'un réel handicap vicieux dans la mesure où le sujet n'en a pas conscience. Bref comme beaucoup de troubles sociaux et mentaux.